Alors que la mairie de Paris a choisi de baptiser du nom d’Arnaud Beltrame l’ancienne caserne de gendarmerie des Minimes, sise rue des Minimes, à deux pas de la place des Vosges, la twittosphère, les radios périphériques et les chaînes d’info continue se sont emballées pour pas grand-chose.

L’objet de la controverse ? La formulation apposée sous le nom de l’officier supérieur de gendarmerie mort en service, lors de la prise d’otage du Super U de Trèbes (Aude), en 2018.

Le 26 février dernier, la mairie du 3e arrondissement inaugure, « de la manière la plus consensuelle qui soit » selon le Figaro, la place Arnaud-Beltrame, au cœur de l’ancienne caserne de gendarmerie du Marais.

Une plaque est dévoilée, qui indique : « Jardin Arnaud Beltrame 1973-2018. Colonel de Gendarmerie. Assassiné lors de l’attentat terroriste du 23 mars 2018 à Trèbes (Aude) Victime de son héroïsme. »

C’est cette dernière phrase, « victime de son héroïsme », qui fait débat. Les adversaires politiques de la maire Anne Hidalgo lui reprochent une formulation qu’ils jugent « politiquement correcte ». Visiblement, les intéressés auraient préféré voir écrit : « victime du terrorisme islamiste ».

Ils oublient cependant trois choses. Primo, cette formulation a été validée par la famille de l’héroïque colonel. La mère d’Arnaud Beltrame était présente le jour de l’inauguration.

Secundo, cette formulation est empruntée à celle utilisée pour célébrer Jacques Bonsergent, le premier héros de la résistance fusillé par le régime nazi en 1940 et qui a donné son nom à une station de métro. Sur le quai de cette station du 10e arrondissement, une plaque commémorative indique : « Jacques Bonsergent Ingénieur des Arts et Métiers. Premier français victime de son courage et de ses sentiments fraternels fusillé le 23 décembre 1940. » Il n’est pas fait mention du régime nazi.

Tertio, la plaque commémorative dédiée à Arnaud Beltrame ne laisse aucune ambiguïté sur le fait que le colonel est une victime du terrorisme : c’est écrit noir sur blanc.

Cette polémique ferait presque oublier que la transformation et réhabilitation de l’ancienne caserne des Minimes constitue une réussite architecturale. Réalisé par le cabinet rh+ architecture et les paysagistes urbanistes de l’agence OLM, cet ensemble immobilier abrite aujourd’hui 70 logements sociaux, une crèche de 90 berceaux, des locaux commerciaux pour des artisans, un café associatif et un cabinet médical.

La plaque du jardin Arnaud Beltrame, ©Mairie de Paris

Texte : Katia Barillot
Photos : ©Anaïs Costet

14.10.20

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