Horizons, Etel Adnan, galerie Lévy Gorvy Paris, 2021. Photo : Arthus Boutin

C’est un passage que seuls les vrais connaisseurs du Marais fréquentent, et pourtant c’est ici que Dominique Lévy a décidé d’ouvrir sa galerie parisienne.

Associée à Brett Gorvy avec qui elle dirige déjà trois lieux à New-York, Londres et Hongkong, la galeriste de Basquiat, Calder, Koons, Soulages… a voulu inscrire son activité dans ce grand espace, qu’elle souhaite pourtant « intime ».

Un lieu, aménagé par Jean Nouvel et l’architecte Luis Laplace, qui a accueilli jadis les collections d’art de Claude Berri ou de l’entreprise Saint-Gobain, et que le chocolatier Valrhona voulait investir.

Horizons, Etel Adnan, galerie Lévy Gorvy Paris, 2021. Photo : Arthus Bouti

Pourquoi ce choix ?

Parce que depuis le Brexit, Paris et plus particulièrement le Marais réaffirment enfin leur importance dans le marché de l’art contemporain.

Dominique Lévy sait que la fréquentation des galeries par les collectionneurs subit depuis le début de la pandémie une baisse de 70 à 80 % mais qu’en revanche, signe des temps, les Instagrameurs et autres Tik-Tokers envahissent de plus en plus les expos et font la promo des marchands d’art via les réseaux sociaux. D’où l’idée de s’installer dans un quartier très prisé par ces influenceurs.

Ce qui est amusant c’est que cette jeunesse s’est entichée de nonagénaires tels que Günther Uecker, qui a fait l’objet de la première exposition de la galerie Lévy-Gorvy et Etel Adnan qui expose dans ce même lieu depuis le 30 janvier et ce jusqu’au 20 mars.

Horizons, Etel Adnan, galerie Lévy Gorvy Paris, 2021. Photo : Arthus Bouti

Cette nouvelle exposition réunit autour des œuvres de cette poétesse, peintre et philosophe libano-américaine au style proche de celui de Nicolas de Staël, le travail de Simone Fattal, Nancy Haynes, Eugénie Paultre, Ettore Spalletti, Paulo Monteiro, Joan Mitchell, Christine Safa, Ugo Rondinone ou encore Agnès Mart.

De jeunes artistes sélectionné(e)s par Etel Adnan elle-même et dont les œuvres entrent en résonance avec les siennes par leurs chromatismes doux et vibrants.

En deux mots un dépouillement apaisant, loué par la curatrice qui, en véritable reine du minimalisme, a pour devise : “Quand il n’y a pas trop de choses, vous observez encore plus le peu qu’il y a”.

Etel Adnan, Horizons jusqu’au 20 mars 2021
Galerie Lévy Gorvy
4, passage Sainte-Avoye, 75003 Paris
Du mardi au samedi de 10h à 18h
Tel : 01 58 80 82 40

Texte : Katia Barillot

05.03.21

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