Ce matin nous sommes partis à la rencontre de cafetiers et de restaurateurs qui ouvraient leurs terrasses. Si certains étaient d’humeur guillerette, d’autres étaient plus plombés, peut-être anxieux d’une possible faible fréquentation de leur établissement après cette réouverture, une épreuve qui viendrait s’ajouter au manque à gagner subi depuis deux mois.

De plus, des mécontents font entendre leur voix. En effet, certains résidents craignent de voir apparaitre en bas de chez eux des nuisances avec l’ouverture des « établissements de la soif », ainsi que l’éclosion de nouveaux foyers d’épidémie à cause de consommateurs qui ne respecteraient pas la distanciation physique et le port de masque.

Au Cactus
Dans ce café d’habitués, le retour aux affaires semble bien s’annoncer.
« Cela n’a pas été difficile de remettre les choses en marche, nous attendons de pied ferme nos clients pour l’apéro » nous dit Guillaume, responsable du lieu, récemment racheté par le Cox tout proche.

Au Café les Rosiers
« Cela faisait longtemps que l’on attendait cela. J’étais là tous les matins avant le confinement, mes copains aussi, du coup c’est agréable de revoir tout le monde » dit André, président du conseil du quartier de la rue des Rosiers.

Un autre client, Alain, photographe et membre actif de plusieurs associations dont Au 4 coins du 4, explique : « Oui, je suis heureux que notre café soit ouvert, d’autant que ma relation avec ce lieu est une longue histoire. Il est proche de notre jardin partagé et à chaque visite nous nous arrêtons ici pour un café ou un apéro avant ou après le jardinage. Nous sommes ici dans une institution, l’un des derniers cafés intégré depuis longtemps au Marais et exploité par le même couple depuis trente-cinq ans ».

Patrick, un autre membre de leur association ajoute : « Le souci est qu’il faut qu’il y ait un équilibre entre piétons, vélos et exploitations commerciales, parce que ces commerces de bouche ont beaucoup souffert. C’est pourquoi il fallait trouver une solution pour qu’ils puissent vivre de leur activité étant donnée la cherté des loyers ».

Il se dit aussi convaincu « (qu’)il va y avoir beaucoup de casse pour ces petits commerces indépendants » et espère que leurs loyers vont un peu baisser, sans trop y croire.

Cette réinstallation des exploitants, sur des terrasses provisoires s’étalant sur les trottoirs, tous les jours, du 2 juin au 30 septembre de 8h à 22h00, suscite quelques questions.

Mais d’ores et déjà les autorités veillent au bon déroulement de cette opération.

« Dans le Marais comme à Paris, chaque exploitant doit désormais veiller à la propreté de l’espace qui lui a été cédé. Il devra laver son pas de porte, afin que chacun retrouve des rues propres à leur fermeture » nous a assuré Pierre Aidenbaum, le maire du IIIe arrondissement.

Pas question non plus de laisser traîner des mégots ou autres déchets dans un rayon de vingt-cinq mètres.

Pour garder leur précieux sésame, les limonadiers et les restaurateurs devront obéir à d’autres règles strictes, telles que le respect de l’accessibilité des trottoirs pour les piétons, l’interdiction de nuisances comme la musique à l’extérieur de l’établissement, mais aussi d’appareils de chauffage, de climatisation, de brumisation etc.

Le saviez vous ?

Pour neuf Français sur dix (86%), le café/bistrot fait partie de l’identité de la France et est une activité qu’il faut préserver (Sondage Odoxa – Février 2020).

Texte : Katia Barillot

02.06.20

OU MANGER ? LES DERNIERS ARTICLES

Le Beef, un steakhouse pour faim de loup

Le Beef, un steakhouse pour faim de loup

En ces temps de récession mondiale liée à la Covid19, quand on apprend qu’un nouveau restaurant ouvre dans le Marais on se réjouit d’avance. Et l’on se rend ventre à terre dans l’habituellement très fréquentée rue des Rosiers pour s’attabler à la terrasse du Beef.

Bars, cafés et restaurants à l’heure du déconfinement.

Bars, cafés et restaurants à l’heure du déconfinement.

Après le déconfinement nous sommes allés à la rencontre de quelques propriétaires de tables du Marais. Il faut dire qu’après soixante-dix jours à expérimenter la vie sans cafés, bistrots et restaurants, l’existence nous semblait un peu terne.

Hank, un burger cool pour la planète

Hank, un burger cool pour la planète

La cantine des amateurs de burger 100% vegan est de retour dans le quartier depuis le 9 mai 2020. Et plus que jamais son intention est de nous faire du bien avec sa nourriture doudou. Car après tout H.A.N.K. est l’acronyme de “Have A Nice Karma » ce qui sous-entend que chez elle on prétend nourrir plus que son corps.

EN CE MOMENT SUR LE MARAIS MOOD

Docteur Bob and Mister Sinclar

Docteur Bob and Mister Sinclar

Il existe deux Bob Sinclar. Le premier, le plus connu, est un prince des platines, « deejay » international qui met le feu aux nuits Los Angeles, Ibiza ou Rio de Janeiro. C’est également un producteur prolifique, admirateur de Cerrone et Giorgo Moroder et un collectionneur…

Gustavia allume le feu

Gustavia allume le feu

Dans la veine de Jérôme Deschamps et Macha Makeïeff (La Famille Deschiens) ou encore de Philippe Katerine – avec qui la première a travaillé – Mathilde Monnier et Maria Ribot nous emportent dans leur univers poétique, à la frontière de la danse, du burlesque et du déjanté.

SUIVEZ-NOUS SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX

WHAAAAAAAT ?!

 

Tous vos amis vous parlent de la newsletter du Marais Mood mais vous ne l'avez pas reçue ?

Inscrivez-vous ici pour recevoir toutes les semaines des nouvelles de votre quartier préféré. ☆

You have Successfully Subscribed!

Pin It on Pinterest

Share This