Entièrement consacrée au monde lusophone, la maison d’édition Chandeigne publie Les Brésiliens à Paris, une jolie promenade à travers les rues de la capitale qui révèle les traces de l’amitié historique entre le Brésil et la France.

Hyper méticuleuse sans être ennuyeuse, l’auteure Adriana Brandão, journaliste à RFI et docteure en histoire, parcourt un par un les siècles et les arrondissements pour ressusciter les personnages et les anecdotes qui ont tissé le lien franco-brésilien, aussi profond que méconnu.

Pour ce qui nous concerne – les 3e et 4e arrondissements, c’est-à-dire le Marais – Les Brésiliens à Paris nous apprend que le tabac fut pour la première fois ramené du Brésil vers 1560 pour être planté dans l’enclos du Temple, avant qu’un quidam nommé Jean Nicot lui donne son nom : tabac, donc. 

L’auteure nous raconte aussi l’histoire de la Chapelle de l’Humanité, ouverte au début du XXe siècle au 5, rue Payenne. Elle est dédiée au positivisme, cette « religion sans dieu » élaborée par Auguste Comte dont la devise flotte toujours sur le drapeau brésilien : « Ordre et Progrès ».

Également dans le 3e, il est question, quelques pages plus loin, d’un appartement situé rue Chapon où sous la dictature (1964-1985) des figures de l’exil brésilien se retrouvaient pour parler politique. Parmi eux : les musiciens Caetano Veloso et Gilberto Gil.

Le chapitre consacré au 4e arrondissement évoque l’écrivain Jorge Amado (1912-2001) et son amour de Paris. L’auteur de La Baie de tous les saints possédait un appartement quai des Célestins.
Enfin, Brandão nous apprend que la plus grande collection d’art brésilien se trouve dans la Marais mais qu’elle est… invisible. Composée de plus de 650 peintures, sculptures, photographies, vidéos, etc. elle se trouve dans les réserves du Centre Pompidou, qui la montre rarement.

Les autres chapitres complètent cette histoire singulière de Paris, joliment illustrée, comme d’ailleurs tous les ouvrages de la maison Chandeigne, réputée pour son amour des livres édités avec soin.

Texte : ©Axel G.

16.12.19

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