Léa Lydie L, © Axel G.

Ça fait longtemps qu’elle est « en mode » Marais, Léa Lydie L. « Je navigue dans le quartier depuis trente ans. J’en connais le moindre bout de macadam, tous les parcs publics et, bien sûr, le marché des Enfants rouges où j’ai travaillé dix ans », dit cette artiste au caractère trempé (dans l’encre de Chine !) qui expose pour la première fois ses dessins, encres et aquarelles dans une galerie de la rue Charlot, dans le 3e arrondissement de Paris. « Le Marais c’est beau ; les gens sont beaux, je m’y sens bien », dit-elle d’une voix nette et fluide comme la ligne claire de son trait de dessin.

© Axel G.

Artiste multiple, Léa Lydie L, ou « LLL », a d’abord été musicienne – plus exactement : auteure-compositeure-interprète- avec un disque sorti chez Sony sous un autre nom. « À l’époque, la peinture était mon jardin secret ; aujourd’hui les choses se sont inversées » dit cette guitariste qui dessine depuis l’âge de quatre ans. Et qui a grandi dans une communauté d’artistes en région parisienne, bercée par la musique de son père, le musicien Jean Louis Mahjun.

Il reste quelque chose de l’enfance dans l’œuvre poétique et très seventies de Léa Lydie L. dont les thèmes majeurs sont l’amour, la nature et la sensualité. Avec un personnage récurrent : cette belle et mystérieuse femme au profil grec, que l’on retrouve un peu partout dans ses dessins « à la Cocteau ». « Je suis très obsessionnelle et je n’arrête jamais de peindre », confie l’artiste bohème, tandis que son feutre glisse en arabesque sur la feuille blanche de son carnet. Toujours en dessinant, elle poursuit : « Je me lève ultra-tôt et je m’y mets dès l’aube. C’est à cette heure-là que je produis mes nus, d’un seul geste, presque automatique, dans un état de semi-conscience. »

© Axel G.

« Tout l’univers est fait de courbes », a dit un jour l’immense architecte brésilien Oscar Niemeyer. Qui ajoutait : « Ce n’est pas l’angle droit qui m’attire. Ni la ligne droite, inflexible, créée par l’homme. Ce qui m’attire, c’est la courbe libre et sensuelle. La courbe que je rencontre dans les montagnes de mon pays, dans le cours sinueux de ses fleuves, dans les nuages du ciel, dans le corps des femmes. » Cette vision du monde est assurément partagée par la « maraisienne » Léa Lydie L. qui, elle aussi, conçoit son art et tout l’univers « en courbes, libres et sensuelles. »

Léa Lydie L.
57 Rue Charlot, 75003 Paris

© Axel G.

Texte : Axel G.

25.10.21

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