Pourquoi avez-vous quitté Paris ?

Nous sommes partis en famille avec nos trois enfants en Ardèche, juste avant qu’Emmanuel Macron prononce son allocution télévisée, lundi 16 mars.

A Paris, nous habitons dans un appartement bas de plafond avec deux chambres pour nos trois filles de quinze, dix-sept et dix-neuf ans. Avec mon mari, nous avons compris que nous ne pourrions pas les contenir à la maison.

Dans un premier temps, nous avons pensé nous rendre dans notre maison à la montagne. Mais, manque de chance, notre village est un « cluster » (foyer) du coronavirus ! Du coup, nous sommes allés en Ardèche, dans un grand appartement lumineux que possédait ma grand-mère.

Quel est votre cadre de vie ?

C’est un appartement avec balcon, où nous avons chacun notre chambre et notre espace de travail. La qualité de l’air est bonne. Le village est calme. Le pharmacien et les commerçants sont juste à côté. On se sent bien.

Depuis le balcon, je vois peu de gens dans la rue. Toutefois, en faisant les courses, j’ai croisé des personnes qui n’observent pas les gestes barrière et les distances de sécurité. Apparemment, elles ne prennent pas la mesure de la pandémie.

Comment se déroule votre quotidien ?

Nous faisons du sport tous les jours. Ensuite, je m’attelle à mes dossiers. Mes filles se mettent au travail vers neuf ou dix heures. Structurer nos journées avec un emploi du temps différent est primordial.

Au début nous sommes arrivés à éviter les écrans et téléphones, maintenant c’est moins évident d’autant que les cours sont en ligne et que mes filles les suivent avec sérieux.

Je travaille cinq heures par jour environ. Je cuisine, je lis, j’appelle mes amis, je me repose. Bref, tout ce que je n’ai pas le temps de faire habituellement.

Je ne suis pas du tout stressée. C’est fou de se dire que “grâce” au virus, j’ai enfin du temps pour moi. Aussi, dans une période comme celle-ci, je mesure la chance d’avoir des adolescentes plutôt que des enfants en bas âge, qui demandent plus d’attention.

Le côté positif du confinement ?

J’espère que cela va remettre des choses en place : faire cesser les délocalisations, accélérer le mouvement vers le local, avec plus de solidarité, moins de superficialité et d’égoïsme.

Il faut revenir à l’essentiel, c’est-à-dire préserver la qualité de l’environnement, prendre soin de soi et des autres, regarder le monde, réfléchir aux grands enjeux. Et en particulier aux hôpitaux et au personnel soignant qui réclament depuis des années des moyens qui ont été drastiquement et systématiquement réduits par les pouvoir publics, pour de honteuses raisons économiques.

La santé est un bien précieux et parce que l’intérêt de son métier est justement la relation à l’autre, donc le qualitatif, le personnel médical et notamment les infirmières, les aides soignantes et les sages-femmes, doit être rémunéré à sa juste valeur.

Comment voyez-vous l’après confinement ?

Une fois que cela sera terminé il y aura sûrement une grande fête. Mais il faudra revenir à des valeurs essentielles et prendre le temps de se questionner sur la valeur de la vie.

J’ai l’impression que la nouvelle génération est plus consciente, plus sensible aux enjeux à venir, plus désireuse que nous d’exercer un métier qui lui correspond tout en se préoccupant de ce qui l’entoure.

On l’a vu battre le pavé pour le climat et les retraites. Il ne faut pas qu’après la crise actuelle nous revenions à nos mauvaises habitudes. Nous ne pouvons pas décevoir nos enfants une fois de plus.

Texte : Katia Barillot
Photo : Anaïs Costet – Instagram

26.03.20

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